Welcome!!

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Bonjour à tous.

B
ienvenue sur mon blog, entièrement consacré à mon premier Roman:
Les larmes de l'ombre.

J'esre qu'il vous plaira autant que je prend plaisir à l'écrire!



Cette histoire et tout ce qui la compose est tirée de mon imagination, c'est pourquoi je vous demande de ne pas copier ni plagier cette histoire.



Ce blog est sous licence CreativeCommons(CC)
To
ute reproduction, modification ou utilisation quelconque sans l'autorisation de l'auteur est interdite





Bonne visite et bonne lecture à tous



# Posté le mardi 06 novembre 2007 13:06

Modifié le samedi 07 mars 2009 07:21

Résumé


Les Larmes De L'ombre





Tenea et Margaux.
L'une
Ombrère, l'autre humaine.
D
eux jeunes filles que tout oppose.
La tr
istesse, le mal-être, la culpabilité, la soif de vengeance sont autant de raisons qui les amènent toutes les deux à entreprendre une quête personnelle, semée d'épreuves et de souffrances, avec à la clé, la réconciliation avec elles-mêmes qui pourrait enfin leur permettre de renaître des cendres d'une vie brisée.

L
e choc de deux existences que tout semble opposer, mais pourtant liées par un même but: la recherche d'un bonheur perdu et inaccessible.






Je sais, le résumé peut paraître pompeux et un peu philosophique, mais rassurez vous, l'histoire ne l'est pas autant!!



Merci à Bulle pour ce super générique!




# Posté le mercredi 07 novembre 2007 04:22

Modifié le lundi 13 avril 2009 17:12

Prologue 1

Prologue 1
PROLOGUE





Les trois silhouettes marchaien
t silencieusement sur le chemin de campagne boueux qui serpentait à travers la vallée, reliant entre eux les petits patelins qui parsemaient l'extrême nord de la Normandie.

I
ls étaient jeunes. Trois adolescents habillés à la mode paysanne de cette année 1789.Une fille et deux garçons, tous les trois de taille moyenne, les visages cachés par les capuches de toile grossière de leurs longs manteaux usés et sales. Les sabots de bois à leurs pieds produisaient un bruit de succion au contact de la boue verdâtre du chemin. Un des garçons marchait en tête. Il se retourna et apostropha ses compagnons dans un murmure:

-Tenea, Eanor, hâtez-vous. On ne doit pas nous voir.

Les de
ux intéressés pressèrent le pas en souriant sous leurs capuches. Il n'y avait aucun risque qu'ils soient vus. Les paysans restaient cloîtrés chez eux dès la tombée de la nuit. C'était le tout début de ce que les historiens appelleraient « La Grande Peur »; la rumeur que des brigands, payés par les nobles, parcouraient le pays et détruisaient les récoltes. À cette heure tardive, il n'y avait pas âme qui vive dans la campagne environnante.

Les adolescents appr
ochaient de la forêt quand une brise légère vint aplatir l'herbe dans les champs et soulever les bords de leurs capuches, apportant avec elle les effluves boisés. Ils s'arrêtèrent vivement, et levant la tête vers le ciel, ils respirèrent intensément l'air frais de la forêt. Soudain, comme s'ils venaient de recevoir une décharge électrique, leurs corps se raidirent sous les vêtements amples.
Sans besoi
n de se concerter, les trois paysans quittèrent précipitamment le chemin pour s'abriter sous le couvert sombre de la forêt, en bordure du champ. Il y régnait une atmosphère oppressante. Les majestueux pins noirs jetaient leurs ombres mouvantes sur le tapis terreux couvert d'aiguilles et de feuilles en décomposition. L'air était lourd, annonçant un orage avant la fin de la nuit. Mais le plus étrange était le silence qui régnait dans le bois, troublé parfois par le bruissement des sapins dont les branches se balançaient lentement au rythme de la brise légère. C'était comme si les animaux avaient désertés la forêt, la plongeant dans un mutisme peu rassurant.
Se je
tant un regard entendu, les adolescents dégrafèrent leurs longs et encombrants manteaux de paysans qui tombèrent mollement à leurs pieds, révélant les tuniques de cuir clouté noires qui moulaient leurs corps fins et musclés. Trois fourreaux, contenant chacun un poignard aiguisé, pendaient aux ceintures robustes qui ceignaient leurs tailles. La jeune fille fouilla dans son vieux manteau et sortit une paire de chausses en toile de jute aux semelles de cuir souple. Elle noua ensuite ses longs cheveux noirs d'encre derrière sa tête et jeta un regard à ses compagnons.
Lorsque tou
s furent prêt, ils se redressèrent et levèrent les yeux vers le ciel étoilé. Un rayon de lune perça alors la toison sombre de la forêt et vint éclairer leurs magnifiques visages. Lisses, fins et parfaitement découpés,ils étaient à peine colorés d'une délicate teinte bleutée. Les iris noirs de leurs yeux en amande se contractèrent vivement, révélant des pupilles déclinant les gris, du plus clair chez Tenea aux plus foncés pour les deux garçons.
Eanor vint se placer aux cotés de la jeune fille et posa doucement une main blanche aux doigts fins sur son épaule. Côte à côte, les deux adolescents étaient d'une ressemblance tr
oublante: leurs traits fins et gracieux, leurs corps sveltes et musclés, leur maintient droit et fière étaient les mêmes. Même leurs prénoms avaient des sonorités voisines. Après quelques secondes, ils s'arrachèrent de leur contemplation et se tournèrent vers l'immensité noire et inquiétante qui s'étendait sans fin devant eux



Les Larmes De L'ombre © | 2008 | Tous droits réservés



# Posté le mercredi 07 novembre 2007 04:45

Modifié le samedi 07 mars 2009 07:50

prologue 2

prologue 2
-Cette fois nous y sommes... Murmura Eanor d'une voix neutre

-Es tu certaine de vouloi
r le faire Tenea? Interrogea le second garçon.

La jeune fille dégaina son poignard et,
tout en passant un doigt blanc sur le tranchant, elle répondit d'une voix assurée:

-I
ls veulent des preuves n'est-ce pas? Et bien nous allons leur en donner.

Puis, allong
eant le bras devant elle et observant la lame brillante dans son allongement, elle siffla avec un dédain non dissimulé:

-Mais tu p
eux toujours faire demi-tour si le courage te manque Pless.

Ce dernier bomba le torse
et tira d'un coup sec sa dague courbée de son fourreau, sous l'½il satisfait de Tenea qui fit habilement tourner la lame autour de ses poignets avant de s'élancer en avant, suivie de près par les deux autres.
Les arbres semblaient se
resserrer de plus en plus, mais ne ralentirent pas la progression silencieuse des adolescents. Ils bondissaient habilement entre les racines tordues; silhouettes invisibles et souples comme des félins. Plus ils s'enfonçaient dans le bois, plus l'odeur de ceux qu'ils cherchaient se détachait des autres fragrances de la forêt.
Soudai
n, Tenea s'arrêta, accroupie derrière un buisson rachitique dont les quelques feuilles restantes pendaient misérablement au bout de leurs tiges.

-Ils sont
proches, murmura-t-elle. C'est le moment de nous séparer.

Eanor hocha la tê
te. La jeune fille vit une lueur d'inquiétude dans ses prunelles sombres. Elle lui serra affectueusement le bras et souffla:

-On
se retrouve là-bas. Et ensuite on pourra fêter dignement notre victoire.

L'
adolescent lui sourit et se tourna vers Pless qui avait suivit la scène sans un mot.

-C'est parti...

Et ils s'enfuirent chacun de leur coté, de manière à encercler l'ennemi.
Tene
a attendit qu'ils disparaissent, engloutis par l'obscurité environnante, puis entreprit d'escalader l'arbre le plus proche. Une agréable odeur de sève chaude emplit ses narines tandis qu'elle se hissait sans difficulté le long du tronc rugueux. Elle jeta un regard teinté de mélancolie à la voûte étoilée qui s'étendait, infinie, entre les hautes branches des pins. Inspirant à fond, la jeune fille se précipita dans le vide, vers l'arbre voisin et l'accrocha avec agilité avant de foncer vers le tronc suivant. Sa progression d'arbres en arbres ne fut pas troublée par le moindre bruit. Aucune branche ne craqua, elle n'était qu'un coup de vent dans le feuillage noir qui lui fouettait le visage sans y laisser de marque.
Apr
ès quelques minutes, Tenea ralentit. Les arbres autour d'elle commençaient à s'espacer, et au loin, elle devina l'entrée d'une petite clairière, masquée par la brume qui stagnait au sol, comme un nuage de mauvaise augure. Le froid se fit mordant.



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# Posté le mercredi 07 novembre 2007 08:29

Modifié le mardi 24 mars 2009 15:08

Prologue 3

Prologue 3
Tenea approcha précautionneusement, retenant son souffle. Aucune buée ne s'échappait de ses lèvres pâles pourtant entrouvertes. Perchée sur une épaisse branche surplombant de près de trois mètres la clairière, elle les aperçut.

Quatre si
lhouettes noires, debout en cercle. Immobiles, comme s'ils attendaient quelque chose. Tenea plissa les yeux.
De loin,
ils étaient semblables à des humains, mais la jeune fille savait qu'ils n'en étaient pas. Courbés, les bras ballants, comme des pantins de bois d'une effrayante maigreur, que l'on maintiendrait debout à l'aide d'un invisible fil accroché dans leur dos. Ils avaient l'air gauches et lents, fragiles aussi, ce qui arracha à Tenea un sourire mauvais.

Le ve
nt s'engouffra alors entre les arbres, soulevant les pans de toile grossière et déchirée qui constituait les vêtements rudimentaires des ennemis. Comme la jeune fille le craignait, il apporta son odeur et celles de ses compagnons jusqu'à eux.
Com
me pour lui donner raison, l'une des créature leva la tête vers le ciel. Sa cage thoracique squelettique se souleva alors qu'il inspirait a fond; et depuis sa branche, Tenea fut prise d'un frisson. La chose n'avait pas de visage à proprement parler. Deux yeux ronds et vitreux perçaient un visage noir et pointu dépourvu de bouche, à la peau étrangement lisse. La jeune fille plissa d'avantage les yeux et put distinguer deux fentes là où auraitse trouver le nez. Elles se dilataient lentement au rythme de leur inaudible respiration. Bien que d'apparence peu rassurante, les créatures n'inspirait aucune crainte à Tenea, d'autant qu'ils ne portaient pas d'armes visibles. Cependant, intriguée par ces monstres, elle prolongea bien trop son observation.
Ils ava
ient sentis leur présence et la jeune fille n'aperçut que trop tard le signe d'Eanor, de l'autre coté de la clairière. Les deux garçons atterrirent souplement sur le sol terreux, leurs lames luisant d'un éclat mortel.
Sous les yeu
x ébahis de Tenea, les monstres s'étaient mis instantanément en mouvement et se lançaient déjà à l'assaut des adolescents. Le cri qu'Eanor lui lança sortit brusquement La jeune fille de sa torpeur. Elle empoigna alors le manche noir de son couteau et, une arme dans chaque main, elle se propulsa au centre de la clairière, vers la plus proche créature, prête a tuer.



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# Posté le mercredi 07 novembre 2007 09:21

Modifié le mardi 24 mars 2009 15:19